21.06.2008
Le vilain petit canard


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11.06.2008
Pause café

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Mai, mai, mai, Paris mai!
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10.06.2008
Pub
12:28 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
09.06.2008
¡ Joé che !
Outrée. Révoltée. Guévarisée. Attention Sierra Maestra, me voilà !
Plus sérieusement. En pleine documentation sur le Che, ma nouvelle passion, je tombe sur le livre de Jacobo Machover : La Face cachée du Che. Son intention est loin d’être condamnable : démystifier le Che. Le faire apparaître sous son véritable jour : celui de guérillero. Et un guérillero n’est pas un saint.
Bien que cela me semble évident, pourquoi ne pas écrire sur le sujet. Mais Machover entame ici une véritable campagne de dénigrement (sans doute motivée par la perte d’un membre de sa famille lors de cette guérilla ou après). Ses arguments sonnent creux. Il commence par remettre l’obtention de son diplôme de médecin en question. Soit. Je ne me prononcerais pas en la matière. Mais en quoi cela démontre quoi que ce soit sur le révolutionnaire ?
A grands renforts de titres chocs tel que « L’apprentissage de la violence », Machover montre du doigt un Che « assoiffé de sang ». Pour exemple : le chiot qu’il a fait « assassiner » car, en aboyant, il donnait leur position à l’ennemi. Salaud de Guevara. Ou encore l’énorme dilemme devant lequel Guevara s’est trouvé confronté en pleine guérilla : emporter un sac de médicaments ou un sac de munitions. Il choisit les munitions. C’est vrai qu’armé d’une boite de dragées Fuca, on est terriblement moins efficace face à l’armée de Batista, qui, à ce moment là, combat davantage pour sa survie, que pour son maintien au pouvoir.
Poursuivons. Lorsque Guevara écrit : « Je serais prêt au moment voulu à donner ma vie pour la libération d’un pays d’Amérique latine ». Machover interprète : « Ainsi Guevara […] unissait-il à sa revendication proclamée des basses œuvres de la révolution cubaine son souhait de chercher la mort ». Et boum. Nous voilà avec un Che non seulement sanguinaire, mais en plus suicidaire.
En décontextualisant totalement les événements et en interprétant très librement les écrits de Guevara, Machover fait effectivement bondir de ses lignes le diable en personne.
Sans chercher à déifier Ernesto Guevara, qui fût un guérillero violent, je ne peux que déplorer l’édition de ce livre ainsi que la très contestable rigueure éditoriale de Buchet Chastel. Il est évident que l’on ne mène pas une révolution la rose entre les dents, mais il me semblait que la chasse aux sorcières appartenait au passé.
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07.06.2008
Citation du jour
Mourir pour une cause ne fait pas que cette cause soit juste.
11:35 Publié dans Citation | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
06.06.2008
On aurait retrouvé Gaston...
20:38 Publié dans Les aventures de Gaston | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Garfield mon héros
19:06 Publié dans Humour | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Elle
Elle dit : « Maintenant, si ma fille n’est pas auprès de moi, hé bien, je ne me sens pas bien ». Le visage un peu pâle, un peu tendu. Sa phrase tombe comme une goutte d’eau dans la mer. Des « c’est normal » distraits fusent. Au milieu d’éclats de rire anodins. Sa fille est assise à côté d’elle. Détendue. Un vague sourire accroché au bord des lèvres.
Elle poursuit sans que personne n’ait rebondi à sa première tirade : « c’est vrai que je ne suis pas très démonstrative, que je ne suis pas du genre à faire plein de bisous. ». Ses mains s’agitent. Les traits de son visage se tirent un peu plus. Le bord de ses yeux rougit. Dans l’indifférence totale. Personne ne l’écoute.
Je capte pourtant ce regard là. Qui tombe dans le vague. Je sens l’émotion grandir en elle. L’ébranler. Elle reprend : « mais ma fille, c’est tout. C’est comme ça ». Un cri d’amour. Presque désespéré. Maladroit. Dans cette famille où l’on ne parle pas. Sa fille n’a pas cillé. L’a-t-elle seulement entendue ?
Personne ne s’arrête à cette phrase. La femme vieillie semble secouée. Un instant perdue. Heurtée par ce mur d’indifférence. Elle reprend vite pied. Rattrape la conversation légère qui roule.
Mes yeux sont braqués sur elle. J’aimerais faire silence. Et lui dire que je l’ai entendu. Ce cri d’amour. Lui dire que je suis émue. Touchée.
Mais mon regard me semble soudain indiscret. Il retombe dans mon assiette. J’ai de la peine pour elle. Elle. Ma grand-mère.
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