30.03.2008
T'es beau
19:49 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
L'homme et la mer
Homme libre, toujours tu chériras la mer!
La mer est ton miroir, tu contemples ton âme
Dans le déroulement infini de sa lame
Et ton esprit n'est pas un gouffre moins amer.
Tu te plais a plonger au sein de ton image;
Tu l'embrasses des yeux et des bras, et ton coeur
Se distrait quelquefois de sa propre rumeur
Au bruit de cette plainte indomptable et sauvage.
Vous êtes tous les deux ténébreux et discrets;
Homme, nul n'a sondé le fond de tes abîmes;
O mer, nul ne connaît tes richesses intimes,
Tant vous êtes jaloux de garder vos secrets!
Et cependant voilà des siècles innombrables
Que vous vous combattez sans pitié ni remords,
Tellement vous aimez le carnage et la mort,
O lutteurs éternels, O frères implacables!
Charles Baudelaire
19:42 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Deux syllabes
Deux syllabes.
Un corps lourd et souple. Fort, résistant. Boucles d’argent.
Une peau douce, brune et chaude. Et mes doigts qui courent le long des muscles.
Une main large main qui caresse, comme on enlève le surplus de farine sur un bon pain. D’un geste sûr et généreux.
Un pas feutré.
Un regard doré qui s’ancre dans le mien. Comme un hameçon qui se plante dans mes yeux. Pas un mot de prononcé. Il sonde.
Prince des ténèbres ou amoureux transi. Il joue.
Envahisseur, il pénètre jusque dans l’intime le plus secret.
Comme deux animaux s’évaluant avant un combat, attente. Il guette. Jauge. Evalue. Lance un leurre et m’observe. Ne bouge pas. Attend. En cas d’apparition à l’orée de tanière, il n’approche pas.
Proches à fusionner et pourtant les portes de nos vies restent closes. Tacitement, il n’approche pas de mon univers, ni moi du sien. Pas de question sur les longues journées et les soirées d’absence. C’est ainsi.
Mais un bouillonnement au contact l’un de l’autre. Une intrusion l’un en l’autre. Une exigence. Une pente de mille feuilles. Une histoire qui se coud, point après point.
Vent de panique. Emulation. Jusqu’à l’intérieur de l’Etre.
Parfois regard d’acier, hautain, glaçant. Qui me lamine.
Et puis retour fougueux en cas d’éloignement.
Il me couche dans son lit, et parfois sur ses lignes.
Homme de changement, de mouvement, d’anticipation. Il tourne autour de mes racines. J’observe.
Et puis c’est l’embrasement. Une fibre de passion, un peu de relâchement. Et l’on navigue à flux tendus. La colère s’emmêle à l’épuisement. Le désir au surpassement. L’apaisement à la tristesse. Pause.
Absence. Qui dit éloignement. Protection des heures qui ramènent doucement, au sein de son propre univers. Ressourcement.
Quand soudain tout redevient ennui. Les murs, les gens, le macadam de Paris.
Le téléphone qui bipe au milieu de la nuit. Mes yeux ensommeillés qui lisent douceur et accalmie.
Puis vient cette nuit où le retour au nid semble vain.
Alors on s’enroule contre ce corps chaud, rassurant, inquiétant. On s’étire, fait le gros dos, s’assoupi. On s’amarre à cette terre exotique. Sous ses tropiques. A lui.
On s’approche. Et d’une patte, du bout des coussinets, teste ce liquide translucide, transparent. Pour savoir si l’humeur du jour est à la tempête ou à l’accalmie.
Eaux en mouvance. De la fusion à l’absence.
Des mots qui cinglent. Une force qui m’éveille. Enfin.
Au fond de moi, des portes qui claquent et des pas qui résonnent. Ombres chinoises.
Ai pris le train et me demande à certaines heures, jusqu’où ira ce voyage. Images. Cordages.
Il blesse ou cajole. S’envole. Mais, toujours, revient.
19:39 Publié dans Ecrire | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
Tout pour plaire
Si vous n'avez pas vu ce film, courez le louer!
Sorti en 2005 avec notamment Mathilde Seigner, Anne Parillaud, Judith Godrèche.
Un film qui raconte l'histoire de trois femmes, trois amies d'enfance, arrivées au stade des 35 ans. Trois profils différents où chacune d'entre nous se reconnaîtra. C'est drole, plein d'espoir et très bien vu. Il retrace tout à fait la vie de jeunes femmes urbaines au XXI ème siècle, avec leurs problèmes, leurs défis, leurs petites gloires, ect..
On en ressort en pleine forme et gonflée à bloc!
19:03 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
28.03.2008
Sidaction
20:16 Publié dans Actu | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Garfield, mon héro!
19:14 Publié dans Humour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Merci Ikéa
19:03 Publié dans Humour | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
La Vagavalda
Ca y est ! Le nouveau « Gavalda » est sorti le 11 mars ! Après une grosse frayeur suite au vol de l’ordinateur de la belle Anna, avec le précieux manuscrit à l’intérieur, et 4 ans après « Ensemble c’est tout », voilà « La Consolante ».
On y retrouve tout l’univers gavaldien, avec ses personnages hauts en couleurs.
Charles, architecte de 47 ans, busy man toujours entre deux avions, apprend, un soir, le décès d’Anouk. Nous voilà alors partis au cœur de la vie de Charles, avec Nounou, Mathilde, Alexis, Yacine, Anouk…
Le talent d’Anna Gavalda est intact. Toujours le chic de trouver le détail, la phrase, la mèche qui tombe, qui font de ses personnages nos voisins de palier, et très vite, nos meilleurs amis.
« Tout est histoire » écrit-elle. Mais à force de surenchère d’histoires, on s’y perd, et le roman tourne parfois à une succession de vies décrites selon d’improbables rencontres.
Des longueurs donc, mais un charme qui opère toujours.
17:41 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
27.03.2008
Oser
22:24 Publié dans Humour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Joyeuses Paques
22:22 Publié dans Humour | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note





